Ségolène Royal souhaite limiter la vitesse des autoroutes

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Les ministres enchaînent les annonces tonitruantes en cette période estivale. Après Christine Taubira qui a déclaré vouloir dépénaliser la conduite sans permis, c’est la ministre de l’écologie et ancienne compagne du président Ségolène Royal qui a émis une proposition concernant le secteur automobile.

Elle s’est en effet prononcée favorable au projet d’abaisser à 90 km/h la vitesse sur les autoroutes traversant les villes. Cette affirmation vise à soutenir la position de Nicolas Daragon. Le maire de Valence, pourtant membre du groupe Les Républicains,a demandé le 17 juillet dernier de diminuer la vitesse maximale autorisée sur ce type de route passant au coeur des municipalités. Sa ville, située en vallée du Rhône, souffre du trafic important lié à l’autoroute A7. Les véhicules qui la traversent peuvent déjà seulement circuler à 110 km/h au lieu de 130 km/h mais ils souhaiteraient que le gouvernement aille plus loin et impose une nouvelle baisse.

Selon lui, les pollutions atmosphériques subies par la préfecture de la Drôme sont essentiellement liées au transport routier, tout simplement car la ville de Valence abrite relativement peu de société industrielles polluantes. Nicolas Daragon n’évoque pas seulement le cas de sa commune puisqu’il indique qu’une quinzaines de ville seraient concernées par son projet dans l’Hexagone. Il va bénéficier d’un soutien de poids avec Ségolène Royal car son cabinet a confirmé qu’elle appuiera la position du maire de Valence. Toutefois, la décision finale sera prise après un débat interministériel.

Cette idée n’est visiblement pas du goût de tout le monde, à l’image de Christine Bayard, secrétaire générale de la Ligue de Défense des conducteurs, qui a fustigé une énième restriction et a ironisé en se demandant si on ne circulerait pas à l’avenir à 30 km/h sur l’autoroute.